Culture et patrimoine

Avec ses 2 883 ha, la commune de Labergement est la plus étendue du canton, elle est aussi, avec Glanon et Broin, celle dont le relief est le plus vallonné offrant à ['œil de gracieux paysages.

 

Forte de 1418 habitants en 1866, cette explosion démographique fut prise très au sérieux par la municipalité du moment qui en l'espace de dix ans mena à bien la construction des écoles, de l'église et du presbytère. La population décroît depuis régulièrement pour passer à 1 167 en 1901, 853 en 1921 et tomber à 663 en 1975, pour remonter sensiblement à 723 en 1982 et aujourd’hui, environ 950. Chacun sait que ses habitants sont nommés les cafards sans qu'aucun ne puisse donner une explication satisfaisante quant à l'origine de ce sobriquet. Il est permis de penser que ce village dut être frappé de grands fléaux car on rapporte qu'en 1566, il ne comptait plus que 38 habitants.

 

Les bois communaux ont toujours apporté une grande richesse à la commune. En 1887, on note que ses revenus étaient de 18 600 F alors que Seurre n'en avait que 31 000 F. Avec ses 660 ha, la forêt communale de Labergement est de loin la plus importante du canton, Pagny-la-Ville vient en deuxième position avec seulement 230 ha. On cultivait déjà le peuplier, celui d'Italie était très à la mode, et le bois de mauvaise qualité servait à la fabrication des caisses de limonade. Il fut bientôt remplacé par la variété Robusta que nous connaissons.

 

La belle époque, fut, dans nos campagnes, marquée par le rétablissement d'un nouveau mode de vie qui laissait peu à peu une place aux loisirs.

 

C'est ainsi que rue de l'ancienne poste, au fond de la petite place, se tenait le café Grapin où l'on donnait souvent bal en compagnie du violoniste Trapet de Corberon et de Laffin de Meursanges qui jouait du piston. La coutume voulait alors que le cavalier paya à chaque danse.

 

La place de la Bascule était un lieu très fréquenté puisque tous les produits vendus à la ferme y étaient pesés. Les transactions se réalisaient au cours des deux foires annuelles des 10 juin et 10 août et du marché hebdomadaire du vendredi.

 

A la fin du siècle dernier, l'Abergement possédait une société de secours mutuels fondée en 1865 et un bureau de bienfaisance prospère dont les revenus étaient de 2,5 % du revenu total de la commune.