L'église de l'assomption


 

Un peu d'histoire : notre église

En 1852, Labergement compte 1300 habitants et sa vieille église (environ 400 ans), trop vétuste, devient dangereuse pour la population, en grande majorité pratiquante. La rénovation de l'église étant jugée trop onéreuse, le conseil municipal décide de la démolir et d'en reconstruire une autre, plus imposante.

Dès février 1854, le conseil municipal et son maire, Louis DUCORDEAU délibèrent et désignent l'architecte, monsieur PHAL THERON, d'Auxonne. Ce dernier présente en août de la même année les plans et le devis pour un montant de 130 000 francs.Celui-ci est immédiatement accepté. Le financement d'une telle importance est trouvé en octobre 1854 : par décret impérial, 8 coupons de bois sont vendus, soit 120 des 750 hectares que compte notre forêt. La recette escomptée est de 157 000 francs. Par ailleurs un emprunt de 8000 francs auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations.

En 1855, l'entreprise François BESSON, de Dole, est désignée. Les devis définitifs se décomposent ainsi :

- démolition : 1 800 francs

- transformation de l'école des filles (toute récente) en chapelle provisoire : 1500 francs

- nouvelle église : 113 000 francs pour la seule ossature

- mobilier : 12 000 francs

- honoraires de l'architecte : 6 500 francs

En août 1856, la première pierre est posée. L'orientation classique (de l'occident vers l'orient)n'est pas respectée afin que la façade donne sur la rue de l'église. Le procès-verbal de cette réalisation, sur parchemin, est inséré dans un coffret de plomb, lui-même scellé dans le socle du jambage gauche de la porte d'entrée de l'église.

Cinquante ouvriers travaillent en permanence sur le site, les pierres jonchent les accotements de la rue principale, mais aussi le long de la route de Beaune. Sept mois suffisent pour édifier l'ossature.

En février 1857, restent à installer les ardoises, le mobilier, les vitraux, l'horloge et la cloche. Une année supplémentaire sera nécessaire.

La vente du bois ayant rapporté 171 000 francs au lieu des 157 000 prévus, l'autel central prévu en pierre est réalisé en marbre d'Italie, des statues de saint Roch et de la Vierge sont commandées.

L'horloge (2000 francs) est réalisée par monsieur Schwilgué de Besançon, les vitraux sont réalisés par une entreprise d'Alsace et la cloche, baptisée Maria (2170,40 Kg) par l'entreprise Burdin et fils de Lyon.

Une polémique s'installe sur le déplacement du cimetière sur le hameau de Jossigny, l'espace restant étant réduit du fait de la taille de l'église (8 ares). Après débats, il restera sur place.

C'est donc le 22 mars 1858 que l'on inaugure la nouvelle église, en présence de Monseigneur François Rével, évêque de Dijon, de nombreux prêtres et du conseil municipal.

Ce n'est qu'en 1986 que la toiture fut refaite pour un coût total de 1 902 491 francs...

Il est donc grand temps de penser à sa rénovation intérieure !