Labergement les Seurre aurait pu être qualifié de village d’eaux, tant ses points d’eau sont nombreux. On ne compte plus les étangs, les ruisseaux sont très nombreux. Côté fontaines et lavoirs 2 exemplaires de chaque sont à recenser. Ceci n’est peut être du qu’à l’importante étendue du village qui mettait ainsi à la disposition des habitants des pièces d’eau plus proches.
Un lavoir est un bassin public alimenté en eau généralement d'origine naturelle qui a pour vocation première de permettre de rincer le linge après l'avoir lavé. Ils ont été introduits en France, par le courant hygiéniste du 18ème siècle. Les communes se sont quasiment toutes dotées de cet édifice rural à partir de 1850.

Un des lavoirs du village se situe au croisement des rues du Pont Barnier, de l’homme Bret et du chemin des bas, petites rues empruntées très souvent par les promeneurs. Malheureusement on ne trouve aucune trace de son histoire ni dans les archives communales ni aux Archives départementales de la Côte-d’Or. Aujourd’hui encore, ce lavoir est alimenté en eau par une source et possède un trop-plein qui assure une quantité d’eau permanente, le surplus étant évacué par un fossé, la Genotte qui passe au lavoir de la rue de la verderie pour se jeter dans le grand terreau ou grand fossé avec la Loire. Cet édifice serait du 4e quart du 19 ème siècle, 1879 et aurait été construit selon Maurice Baldou. Le gros-œuvre est en calcaire et moellon avec enduit partiel.

Lavoir de la Violette

La couverture est en tuile mécanique À l’intérieur, on peut admirer une superbe charpente en chêne et bien sûr le bassin du lavoir tout en pierre, avec plusieurs pierres inclinées qui permettaient aux lavandières de rincer leur linge tout en papotant. Le sol est constitué de grosses pierres qui finissent l’ensemble avec solidité et beauté, ce qui lui donne bonne allure. Témoin des grands et petits moments de nos villages, le lavoir évoque le souvenir d’une époque révolue et rappelle le dur labeur de nos grands-mères.

L'utilisation des lavoirs a été progressivement abandonnée au XXe siècle. Il subsiste toutefois de nombreux témoignages de ces sites pittoresques aux styles architecturaux d'une grande variété selon les régions et périodes historiques.