Lavoir du bas

Le deuxième lavoir du village se situe au croisement des rues du Pont Barnier, de la Loire, de la verderie, de Pouilly, de la via maronde et de la rue de l’église. Malheureusement on ne trouve pour lui aussi aucune trace de son histoire ni dans les archives communales ni aux Archives départementales de la Côte-d’Or. Aujourd’hui encore, ce lavoir est alimenté en eau par le cours d’eau et possède un trop-plein qui assure une quantité d’eau permanente, le surplus étant évacué par un fossé qui serait le confluent de la Genotte qui vient du lavoir de la violette, avec la Loire pour se jeter dans le grand terreau ou grand fossé. Cet édifice, comme son semblable La Violette, serait du 4 ème quart du 19 ème siècle, 1879. Il aurait été aussi construit en 1879 d' après Maurice Baldou ; selon l’inventaire du patrimoine bourguignon la couverture s'était effondrée et a été rénovée, seule subsistait la charpente. Le gros-œuvre est en calcaire, moellon et brique avec un enduit partiel À l’intérieur, on peut admirer une charpente en chêne et bien sûr le bassin du lavoir, a v e c plusieurs pierres inclinées.

lavoir du bas 2

Les lavoirs avaient une importante fonction sociale, leur fréquentation était exclusivement féminine. Ils constituaient en effet un des rares lieux dans lesquels les femmes pouvaient se réunir et échanger. L'activité de nettoyage du linge était physiquement très difficile, elle se faisait à titre personnel tandis que d'autres y exerçaient les métiers de lavandières, laveuses ou blanchisseuses. Aussi, le fait de la pratiquer de façon collective la rendait plus facilement supportable : les femmes pouvaient discuter entre elles, plaisanter, chanter.

Le sol est constitué de grosses pierres qui finissent l’ensemble. Témoin des grands et petits moments de nos villages, le lavoir évoque le souvenir d’une époque révolue et rappelle le dur labeur de nos grands-mères.. Contrairement à une représentation très répandue, les femmes ne s'y rendaient le plus souvent pas pour laver le linge mais pour l'y rincer. Le passage au lavoir était en effet la dernière étape avant le séchage. Comme le lavage ne consommait que quelques seaux d'eau, il pouvait avoir lieu à la maison, mais le rinçage nécessitait de grandes quantités d'eau claire, uniquement disponible dans les cours d'eau ou dans une source captée. Certains se souviennent encore et nous racontent avoir tiré la corde de la brouette pleine de linge pour aider et accompagner leur mère au lavoir.

L'utilisation des lavoirs a été progressivement abandonnée au XXe siècle.