Le fond baptismal

Le font baptismal de l'église paroissiale de l'Assomption de Labergement-Lès-Seurre est inscrit à l’inventaire du patrimoine bourguignon de 1985.

Sur les quelque 500 fonts baptismaux des XIIe et XIIIe siècles répertoriés, près de la moitié comporte une cuve baptismale, dont le diamètre oscille entre 0,90m et 1,50m, destinée à l’immersion du baptisé. Elles sont aujourd’hui conservées in situ bien que désormais non utilisées à des fins baptismales. A partir du VIe siècle, le privilège du baptême est étendu peu à peu à toutes les églises paroissiales à la suite de dispositions prises aux conciles d'Auxerre et de Meaux.

Fond baptismal

Il s’agit de fonts baptismaux en calcaire rose avec décor taillé dans la masse et chêne taillé. Son pied présente un fût et une cuve de plan octogonal avec un corps également octogonal. Sa cuve présente une cavité circulaire en pierre marbrière rose veinée à deux cuvettes en quart de sphère avec un couvercle à deux volets. Sa représentation iconographique est une ornementation à forme géométrique avec des lancettes en arc brisé et quadrilobes en creux et des rosettes à quatre pétales en relief.Sa hauteur est 99 cm avec un diamètre de 87 cm, la largeur de la cuve est de 62 cm et sa profondeur de 20 cm. Son auteur est inconnu et il daterait du 3e quart du 19ème siècle.

Si quelques cuves sont en métal, la majorité d’entre elles sont en pierre selon la prescription du pape Léon IV (847-855). Conciles et rituels insistent même sur la nécessité d'utiliser une pierre non poreuse qu'ils préconisent de doubler intérieurement de plaques de marbre ou de feuilles de plomb ou de cuivre si son étanchéité n'est pas sûre.

Au cours de l'histoire de l'Eglise, on connait différentes formes d'administration du baptême par l’eau sous plusieurs formes. L’une d’elles est dite par Infusion, en répandant l'eau sur la tête, (Infusion vient du latin Infundare, qui signifie verser ou répandre sur). Cette forme de baptême a dû apparaître assez tôt (2è siècle), étant donné le peu de profondeur des rivières du Moyen-Orient, et suite à la clandestinité de la vie chrétienne due à la persécution. D'après l'histoire de l'Eglise, cette pratique était autorisée accidentellement et il était recommandé de verser trois fois de l'eau sur la tête.